Dans tout ce qui a précédé, je n'ai rapporté que des faits. Il est temps de dire ce que je pense de cette personne.
Maintenant que j'ai réussi à refouler celui en moi qui était définitivement amoureux d'elle, mon jugement est tout autre. Je connais cette femme dans ses moindres recoins, presque aussi bien que je me connais moi-même. Je connais son mode de fonctionnement exact et je pourrais l'amener où je veux, quand je veux rien que par le verbe. Si cette vengeance ne me suffisait pas je saurais exactement quel serait la prochaine étape pour l'enfoncer comme elle m'a enfoncé parce que je sais quelles sont ses vraies peurs.
Elle n'est pas intelligente, elle est méchante, elle est creuse. Mais elle est rusée, hautement opportuniste et hypocrite. Au vue de ma longue enquête, je sais que pour elle, seules comptent les apparences. Il suffit qu'une personne taille une petite brèche dans sa couverture et entre-aperçoive sa vraie nature pour qu'elle coupe immédiatement les ponts avec elle. Quand il s'agit d'une simple connaissance, c'est relativement sans conséquence. Quand il s'est agit de moi ce fut autre chose : j'ai du m'en sortir vraiment seul. Je n'ai eu aucun soutien de sa part sinon quelques tentatives pour essayer de reprendre son emprise sur moi. Quand elle a vu que cela ne fonctionnait pas, elle a agit comme son mode de fonctionnement le laissait présager : rupture totale.
Une petite partie de moi me dit qu'en fait il s'agit d'une pauvre enfant gâtée qui n'a jamais eu à se frotter aux difficultés de ce monde : issue d'un milieu bourgeois et hypocrite où, par exemple, on n'annule pas son mariage alors qu'on est enceinte de son amant, quitte à divorcer discrètement ensuite. Son appartement a été payé par son père, sa voiture par sa mère, sa maison de campagne par son mari. Ce qu'elle a pu gagner comme argent, elle le dépense systématiquement en habits, spectacles, voyages, sorties, chaussures (deux armoires pleines). Si je devais dresser la liste de mes cadeaux, il me faudrait trois ou quatre pages format A4 ! Elle n'est même pas peintre comme elle me l'a fait croire au début, je n'ai jamais vu aucune de ses toiles.
Névrosée, uniquement capable de se calmer en dépensant et dépensant encore, tournant avec des découverts vertigineux, capable d'emprunter 700 € à son amoureux éperdu pour financer l'alliance de son mari. Incapable de lui rendre à moins que l'amoureux n'appelle son mari une première fois pour les lui réclamer. Puis qu'il soit obligé de la menacer d'envoyer copie de tous ses échanges pourris avec ses confidents tordus au dit mari avant qu'elle ne craque enfin. Pour la petite histoire, sitôt que j'ai eu reçu le chèque, je me suis empressé de le mettre en banque. Je m'en suis pris une car j'avais dit que j'attendrais un peu. Bien sûr j'avais menti !
En neuf années, elle n'aura pris que deux décisions : celle de m'aliéner dès notre premier baiser (rappelez vous : « cet homme là, je le veux et je l'aurais coute que coute ») et celle de se marier dans mon dos sachant très bien ce que j'éprouvais pour elle. Dans tous les autres cas, elle m'a manœuvré pour que ce soit moi qui prenne les décisions, se dégageant ainsi toute responsabilité et fourbissant ses armes pour me faire culpabiliser.
Son extrême féminité n'est qu'apparences : elle cache en elle un vrai salaud de mec. Un de ceux qui sont mariés, avec une maitresse qui a tout quitté pour eux, et qui promettent de quitter leur femme sans jamais le faire. Elle n'est juste bonne qu'à donner une illusion de la perfection, aussi bien d'elle même que de tout ce qu'elle possède ou entreprend.
Et par dessus tout, c'est une menteuse effrontée. Après 2003, pendant six longues années, toute notre liaison ne fut qu'un énorme tissus de mensonges :
- Toutes les excuses foireuses à chaque fois qu'elle à refusé de me retrouver, me laissant seul soit chez moi, soit à l'hôtel ;
- « Roger m'a forcé à faire l'amour » alors qu'elle faisait la tête parce qu'elle n'avait pas envie de me voir
- Toutes les fois où je lui ai demandé de vivre avec moi et la sempiternelle réponse usée jusqu'à la corde : « Tu ne supporterais pas de vivre avec moi »
- La fois où elle a - soit disant - annoncé à Roger qu'elle avait un amant mais qu'il ne l'a pas crue. Je peux vous dire que le jour où moi je lui ai dit, il n'a eu aucune réticence à me croire.
- Continuer à faire en sorte que je reste amoureux, me faire culpabiliser d'avoir rompu et dans le même temps, flirter (et plus si affinités) avec mon patron
- « Mon mariage n'est qu'une formalité, ce n'est pas un mariage d'amour, juste un passage à la Mairie et la signature d'un malheureux bout de papier ». Roger me dira exactement le contraire. Je la rappellerai après et elle le traitera de menteur
- « Je ne couche pas avec Roger. Quand il t'a dit le contraire, il t'a menti ». Je ne pense pas qu'il appréciera cela si jamais il me lit
- Et, par dessus tout, le mensonge par omission : me laisser dans l'ignorance de son mariage et le fait que je l'apprenne à postériori et même pas de sa propre bouche.
A cela s'ajoute les mensonges à ceux qui pense qu'elle est leur vraie amie. Au grand jamais elle ne racontera à qui que soit la vérité sur la façon dont elle m'a manipulé, sur ce que j'ai fait pour elle, sur ce qu'elle a obtenu de moi.
Je me fiche qu'elle ait épousé Roger et je l'aurais accepté (je l'avais accepté d'ailleurs), si cela la rendait heureuse. Je n'ai jamais été jaloux, bien que je sois souvent passé en dernier dans ses priorités. Ce qui est hautement condamnable, c'est qu'elle ait bafoué et sali la pureté et la sincérité de mes sentiments envers elle. Elle était parfaitement au courant de ce que j'éprouvais pour elle et ce qu'elle représentait pour moi. Quand une personne s'offre totalement à vous, en toute lucidité, au point d'aller jusqu'à donner sa vie pour vous si c'était nécessaire, on n'agit pas comme elle l'a fait.
Faites donc cet exercice : prenez un papier et faite la liste de ce qui motive votre amour de l'autre. Souvent, cette liste est courte et se résume à "Je t'aime parce que ... je t'aime". J'avais fait cette liste et je peux vous assurer qu'elle était longue, très très longue. Elle savait parfaitement la force et la grandeur de mes sentiments. Elle les a piétiné comme on écrase une vulgaire araignée (chose que je ne fait jamais d'ailleurs, j'aime bien les araignées). Elle a utilisé mes sentiments jusqu'au bout pour obtenir ce qu'elle voulait, et même après que j'ai eu rompu avec elle.
En d'autre circonstances, j'aurai éprouvé de la compassion pour une telle créature, mais cela m'est interdit maintenant. La compassion risque de libérer celui en moi qui l'aime inconditionnellement et je ne veux pas de cela.
Je finirais ce long billet par quelques dédicaces :
Je nous avais dédié une chanson : Ouverture de Etienne Daho. Prenez la peine d'écouter ou de lire les paroles et d'en saisir l'essence.
Il n'est pas de hasard
Il est des rendez-vous
Pas de coïncidences.
Aller vers son destin,
L'amour au creux des mains
La démarche paisible.
[...]
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Je lui dédie maintenant une œuvre littéraire : Les Liaisons dangereuses. Elle sera définitivement ma Marquise de Merteuil. Je lui dédie aussi une chanson de Georges Brassens : La traîtresse
[...]
J'ai surpris les Dupont, ce couple de marauds
En train de recommencer leur hymen à zéro
J'ai surpris ma maîtresse équivoque, ambiguë
En train d'intervertir l'ordre de ses cocus
Ma maîtresse, la traîtresse !
[...]
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Brassens était trop fort : il lui faut cinq couplets là ou je fais un site entier !!!





Commentaires
Par sybille le dimanche 17 janvier 2010 à 01:41
Par Didine le dimanche 17 janvier 2010 à 10:52
Par Vava, l'autre le dimanche 17 janvier 2010 à 16:38
Par ludovic le dimanche 17 janvier 2010 à 17:30
Par ludovic le dimanche 17 janvier 2010 à 19:21
Par Inconnu le dimanche 17 janvier 2010 à 23:53
Par Marie le mardi 19 janvier 2010 à 08:04