Pamphlet contre la bêtise et la méchanceté

 

Ouverture

Durant cette période, elle va jouer au jeu du chat et de la souris. Je suis toujours follement amoureux d'elle mais, malgré notre rupture, malgré ses deux tentatives pour que nous nous remettions "ensemble" elle n'est pas décidée à franchir le pas et quitter Roger. Elle veut bien d'une liaison où je serais son amant. Je ne veux pas. J'ai eu l'occasion de rencontrer Roger plusieurs fois depuis 2006 et je ne pourrais pas lui serrer la main ni le regarder dans les yeux si je couchais avec elle. J'ai divorcé, je suis libre, je suis clair dans ma tête. A elle de faire son choix. Elle dit m'aimer, elle n'a qu'à le prouver. Je suis patient, j'attendrai le temps qu'il faudra.

Pour reprendre une maxime des MondoShawan légèrement adaptée : « Le temps est sans importance, seule l'amour est important... »

2009 c'est aussi l'année du « je vais me marier » puis du retour arrière pendant huit mois où il ne sera plus question de ce fichu mariage. Toute une époque où elle fera en sorte que je reste éperdument amoureux d'elle, entretenant savamment cette flamme afin d'obtenir ce qu'elle veut : un amoureux transi, éventuellement capable de craquer à nouveau pour le sexe et les bons moments, capable de lui offrir ce qu'elle désire, à son service pour l'emmener à moto, l'inviter au restaurant. Elle est incapable de lui avouer qu'il n'y a pas d'issue entre elle et moi et qu'elle finira sa vie avec Roger.

Enfin, le 5 octobre 2009, se sera l'apocalypse quand j'apprendrai par des voies détournées qu'elle s'est mariée quelques jours plus tôt, dans mon dos, sans me prévenir, ni même m'en parler une fois ce mariage prononcé. Je vais alors m'effondrer et toucher le fond, sans qu'aucun des acteurs de ce drame ne daigne m'aider à refaire surface. On frôlera par deux fois le drame passionnel.

Je me relèverai sans son aide, prenant le chemin de la vengeance, utilisant ses propres armes, aucune autre alternative n'étant possible.





Le décès de ma mère

29 janvier 2007. Ma mère décède de son cancer qu'elle avait contracté six ans auparavant. En 2001 les médecins nous avaient annoncé qu'elle était atteinte d'un cancer des voies biliaires. Ils ne lui donnaient que trois mois à vivre. Elle aura tenu près de six ans, un vrai miracle inexplicable. Les jours qui vont suivre son décès sont très durs. Triniti m'enverra quand même un petit SMS d'encouragement le jour de l'enterrement. Le propos de ce billet n'est pas là.

Dès que nous sommes devenus amants, avant que ma femme ne l'apprenne, il me fallait en parler. J'en ai donc parlé à ma mère. Elle portait sa brue en grande estime car elle avait accepté mon premier enfant. Je me suis donc fait copieusement disputer par ma mère qui n'était pas du tout d'accord avec mon choix. C'était un sujet de dispute récurrent.

Il a fallu de long mois pour qu'elle comprenne que son fils était totalement dépendant de cette femme et que son bonheur passait forcément par elle. Alors, elle a finit par accepter. Dès lors, nous avons pu parler de Triniti librement et longuement. Maman était secrétaire de direction dans une revue spécialisée. Elle était toujours tirée à quatre épingles pour aller travailler. Une femme intelligente, élégante, fréquentant un certain milieu intellectuel, indépendante de par son travail. Elle avait épousé un chauffeur routier. C'était elle la chef de famille. Depuis qu'elle était à la retraite elle s'était remise à la peinture. Elle était relativement autoritaire et s'adonnait volontiers à l'auto-référence.

Forcément, quand je lui ait décrit Triniti, elle a tout de suite trouvé de nombreuses similitudes avec elle. Son fils était tombé amoureux fou d'une personne qui lui ressemblait par bien des points, par son standing, son indépendance, son intelligence et par son côté artistique. Conclusion : cela ne pouvait être qu'une bonne personne qui prendrait soin de son fils et le rendrait heureux.

Triniti de son côté a souvent insisté pour que je lui présente ma mère, même bien après qu'elle ait décidé en 2004 de faire sa vie avec Roger. Maman voulait aussi la rencontrer. Je n'avais jamais répondu favorablement à cette demande. Je craignais qu'elle ne trouve pas ma mère à son goût car maman était un peu spéciale quand il s'agissait des amours de ses fils...

Je m'en félicite maintenant qu'elle est décédé. Je n'aurais pas aimé à avoir lui tenir ce langage :

- « Bonjour Maman, je te présente Triniti, la femme de ma vie, celle pour qui j'ai tout quitté. Je l'aime comme un fou, elle est mon double, elle est ma personne, tu l'as bien compris et tu sais que c'est une bonne chose pour moi. Mais ni toi ni moi ne le savons encore, dans quelques années elle me détruira et détruira tout ce que j'avais construit avant elle »

Il est clair que si elle n'était pas décédé en 2007, ce que Triniti m'a fait l'aurait tué. Comme elle était très malade depuis 2006, je n'avais même pas osé lui raconter que je rompais avec Triniti car elle n'était pas capable de se séparer de son compagon. Elle est morte en emportant l'idée que son fils avait enfin trouvé sa personne.





Je retourne chez moi

1er mars 2007

Ma mère est décédée il y a un mois. Elle nous a laissé une maisonnette où vit mon frère, un petit appartement de 45 m2 et ... 40 000 € de dettes ! Elle avait toujours vécu à crédit et se croyait immortelle.

Mon frère, handicapé suite à un grave accident de voiture n'a aucun revenu si ce n'est l'AAH. Les créanciers frappent donc naturellement à ma porte. Je vais donc emprunter à mon tour pour pouvoir rembourser. Avec la pension alimentaire, la prestation compensatoire, la location de mon appartement et maintenant le prêt de 40 000 €, c'est très difficile financièrement.

Je vais donc reprendre mes quartiers à l'étage chez mon ex-femme,. Nous nous entendons bien maintenant et elle est d'accord. Cela sera plus simple pour les enfants, la logistique et mes finances.

Quand j'annoncerai cela à Triniti, elle ne sera vraiment pas contente. Lors de nos discussions future elle me le reprochera en ces termes : « Je ne te pardonnerai jamais d'être retourné chez ta femme. »

D'une : je suis divorcé, c'est mon ex-femme ; de deux : qui partage sa couche avec qui depuis le début de notre histoire ?





Helmet Lunch

Avril 2007

Il y a un mois j'ai réalisé un rêve vieux de 10 ans : m'acheter la Ferrari des motos. La mienne est en robe jaune mais elles sont plus souvent rouges. Cette moto a deux vocations : la piste pure et dure, et la frime maximale en ville. Triniti veut un casque pour aller avec. Bien sûr, pas un intégral sportif ou un jet basique. Il lui faut un casque original. J'ai trouvé un magasin qui vend ce genre d'article. Nous irons donc ce 3 avril 2007, avec ce gros twin, à Paris trouver le casque qui devrait lui plaire. C'est la première fois qu'elle monte dessus. La moto à un ronflement puissant, grave et caverneux. Tout le monde ce retourne pour voir cette sublime moto avec cette non moins sublime femme derrière. Sur ce type de moto, la passagère est très penchée en avant, repose de tout son poids sur le pilote. Les reposes-pieds très haut font que la position de la passagère est très très suggestive. Visiblement, elle adore, tout ces regards tournés vers elle et cette sublime moto jaune.

On ne peut pas se parler à cause du bruit de l'engin. Toutefois, quand je sors du périphérique et que je m'arrête au feu, appuyée de tout son corps contre moi, ses bras enserrant ma taille, elle va me dire :

« Frédéric, je suis encore follement amoureuse de toi ! »

Nous sommes en 2007, j'ai rompu avec elle depuis plus d'un an et elle me fait cet aveu ! Et moi, je l'aime, je l'aime, je l'aime ! Tous les espoirs sont encore permis ! Cette déclaration me plonge à nouveau dans la vision d'un avenir avec elle. Je suis heureux !

Deux ans plus tard, je revendrai cette Ducati pour m'acheter une moto un peu plus sage mais très attachante et surtout, moins couteuse à l'entretien, jolie moto mais beaucoup moins remarquable. Elle m'en fera le reproche en ces termes :

« Tu as revendu la moto de Triniti pour acheter la moto qui va avec ta ringarde de femme »

NDLA : d'une, il s'agit de mon ex-femme, de deux, cette moto t'as pourtant promené bien des fois.





C'est qui le mec ?

Mai 2008

Nous nous voyons toujours, soit au restaurant quand elle veut sortir, soit pour aller faire des courses à moto. Nous prenons régulièrement le café ensemble et discutons. Souvent je lui parle de mon amour pour elle. Elle me répond que l'on pourrait continuer une relation amant-maitresse si j'en étais capable. Je me refuse à ce type de relation. Je suis libre, disponible pour elle, elle n'a qu'à franchir le pas à son tour. De plus, je vois Roger souvent, parfois même chez eux, et je me sentirai vraiment mal si je devais lui serrer la main en le regardant dans les yeux en ayant une liaison avec elle. Elle n'accepte pas ce prétexte, le trouvant fallacieux.

Durant ce mois de mai, elle confiera à son amie :

« En tout cas, moi je suis bien dans ma tête avec F. il est toujours très très accroc, mais je ne lâcherai pas car une double vie ce n'est pas pour moi.

C'est peut-être plus un truc d'hommes.

On va organiser notre mariage pour 2009 »

Quand j'apprendrai cela, je n'en croirai pas mes yeux ! Elle dit qu'une double vie n'est pas possible alors que c'est ce qu'elle a organisé depuis le début de notre liaison et ce, jusqu'à ce que je décide de rompre avec elle. Pire, c'est ce qu'elle continuerai à avoir si j'étais d'accord.

« C'est peut être un truc d'hommes » : en l'occurrence, l'homme a quitté sa femme il y a 6 ans pour elle, il l'a attendue, patiemment, croyant qu'elle viendrait comme elle lui avait promis. Il est même resté à sa disposition jusqu'au bout.

En réalité, le mec c'est elle : celui qui a une maitresse qui a divorcé pour lui et qui lui fait croire qu'il fera de même pour la rejoindre. Là, c'est même pire, car même après la rupture, elle fera toujours en sorte que je reste définitivement amoureux d'elle afin d'avoir toujours ce qu'elle veut. Nous le verrons dans les chapitres suivants.

Elle ne me parlera de son mariage que huit mois plus tard.





Red Coca Leather

17 juin 2008

Ballade aux Halles car il faut aller chercher son pantalon en cuir rouge sur mesure qu'elle m'a demandé. On le récupère au magasin Biker. Coût du cadeau : 230 €. Il est beau, d'un rouge profond. La verrais-je un jour avec ? Croyez-vous qu'elle ait à nouveau un quelconque remord de se faire offrir un si joli cadeau par son chevalier servant ?

Voici un petit échange avec son confident :

De : Triniti
A : Ditch
Hier midi, j’ai fait un peu de moto, j’ai un beau pantalon rouge en cuir (que je ne  mettrai jamais :-o )

De : Ditch
A : Triniti
Ben pourquoi pas ?

De : Triniti
A : Ditch
Il est très voyant genre rouge coca-cola !! mais pourquoi pas, il faut trouver des chaussures et je ne sais pas du tout quel genre.

De: Ditch
A : Triniti
Whaou ca va en jeter, J’ai hate de le voir

Triniti, la bonne réponse eut été :

« Je ne le mettrai jamais car j''ai honte, j'abuse de lui. C'est vilain de lui faire croire que je l'aime encore pour pouvoir me faire payer des fringues exceptionnelles. Je n'aurais pas du lui demander et je devrais le lui rendre »





Je vais me marier

Janvier 2009

Nous prenons le café ensemble. Tout d'un coup, elle m'annonce qu'elle va se marier d'un air amusé. Ma première réaction, c'est de prendre cela comme une plaisanterie, comme un défi qu'elle me lancerait. Nous en resterons là pour cette première annonce.

Durant les semaines qui vont suivre, nous reparlerons de ce mariage. J'y crois maintenant, bien que lorsque je lui ai dit que j'allais demander à Roger si c'était vrai, elle me l'ai interdit... Pourquoi donc ? Je lui ai expliqué que ce mariage ne pouvait avoir lieu. Elle dit m'aimer autant que je l'aime alors si elle devait se marier ce doit être avec moi. On ne peut pas épouser un homme alors qu'on en aime un autre. J'ai divorcé pour elle, je suis libre.

Deux ou trois fois, sur le même ton de la plaisanterie, je lui promets que je serai présent à ce mariage et que lorsque que le Maire posera la fameuse question :
- « S'il y a quelqu'un dans cette salle qui s'oppose à ce mariage qu'il parle maintenant ou se taise à jamais »  

Je me leverai alors pour dire :
- « Moi, je m'y oppose : c'est moi qu'elle aime et non la personne avec qui elle est en train de se marier »

Elle va alors m'expliquer qu'il ne s'agit que d'une formalité, un mariage de raison, un simple passage à la mairie, deux signatures en bas d'un bout de papier. Ce mariage est nécessaire pour que Roger puisse reconnaitre son fils (sic) et que ce dernier soit alors son héritier légal. Si un PACS avait pu régler ce cas, elle serait passé par là.

Puis je vais réfléchir pendant deux long mois pour finir par accepter cette situation : je l'aime, si son bonheur et la sécurité de son fils passent par ce mariage avec Roger, alors je dois la laisser faire son choix et vivre cette vie. Mais il faut être clair et arrêter ce double-jeu. Je vais lui annoncer ma décision un après midi de Mars. Nous aurons une longue conversation pendant laquelle je lui expliquerai que j'ai changé et que j'accepte sa décision. Qu'elle a fait son choix et que son bonheur m'importe plus tout. Mais pour cela, je dois me détacher d'elle, je dois faire taire cet amour pour elle, je dois m'éloigner et la voir sous un jour nouveau comme une personne quelconque.

La réaction ne se fera pas attendre : elle ne l'entend pas de cette façon. Elle refuse cette situation. Si je l'aime, je dois continuer à l'aimer. Sinon, je ne suis qu'un menteur. Elle va m'expliquer que si je prends cette voie, cela veut dire que mes sentiments pour elle ne sont pas si absolus que je le prétends, que ce n'est qu'un prétexte pour me remettre avec mon ex-femme.  Je suis extrêmement déstabilisé, elle a raison sur un point  : je crève littéralement d'amour pour elle.

Nous sommes en mars 2009. Durant les sept mois qui vont suivre, jamais plus elle ne me reparlera de son fameux mariage. Bien au contraire, elle continuera d'entretenir cet amour qui me dévore.





Dessous jaunes

Mi-avril 2009

Il y a quelques mois, avant l'annonce de son mariage dont il n'est plus question depuis un mois et demi, elle m'avait demandé de lui trouver des dessous jaunes. J'avais eu beau chercher, impossible à trouver, ou alors, je tombais sur des dessous jaune paille, pas vraiment jolis. Quand, mi-avril, je trouve un ensemble Daniel Hechter, non pas jaune, mais bleu, à carreau, presque cosy. Je la connais, elle aimera.

Je vais lui offrir. Elle n'est pas déçue, bien au contraire. A défaut du jaune, elle trouve ceux là très jolis. La première fois qu'elle les portera, au détour d'une conversation, elle m'en fera voir un aperçu en dégrafant son corsage.

Dieu que j'aime cette femme !





Nième carré Hermès

Mi-juillet 2009

Elle ne me parle plus de son hypothétique mariage depuis cinq mois. Pour ma part, comme toutes les choses désagréables, j'ai oublié, j'en suis arrivé à la conclusion qu'il s'agissait d'un coup de bluff. Je suis à nouveau en mode attente. Ma vie sans elle me pèse et je me pose sans cesse cette question : peut être puis-je l'arracher à Roger ?

Hermès vient de sortir la nouvelle collection. Il lui faut un nouveau carré et elle va naturellement me demander de lui offrir. Elle me pose un rendez-vous un midi. Je suis heureux de pouvoir m'échapper un peu avec elle. L'ambiance au bureau est difficile. Il fait beau, nous irons chez Hermès à moto. Vers 12h00, nous quittons le bureau. Sitôt éloigné suffisamment de notre lieu de travail, elle se love contre moi et m'enlace. J'ai mon équipement d'été : un simple blouson fin et je peux sentir la chaleur de son ventre et de ses seins contre mon dos, ses bras enlaçant ma taille. Comme toujours, ce contact m'apaise : mon corps amputé d'une partie de lui même retrouve enfin cette partie manquante.

Arrivée sur place, il lui faudra près d'une demi-heure pour choisir son carré. Il y a vraiment un grand nombre de motifs et je suis toujours fasciné par cette faculté qu'elle a de savoir exactement ce qu'elle veut. Je règle le carré - 275 € - et elle propose de m'emmener déjeuner dans un restaurant à quelques pas du magasin.

Le restaurant en question est somptueux. Il s'agit en fait d'un hôtel, offrant un patio où les gens du quartier viennent aussi déjeuner. Il n'y a que du beau monde, hommes et femmes d'affaire, artistes, créateurs, chefs d'entreprise. Il y a aussi les occupants de l'hôtel qui déambulent à l'étage. Elle va prendre un club sandwich et moi des petits nems. La nourriture est plutôt décevante au regard des prix affichés. Nous bavardons et rapidement, j'enchaine sur les sentiments que j'éprouve toujours pour elle. Je lui pose alors la question suivante :

- « Quelle serait ta réponse si je te demandais de passer l'après-midi avec moi dans cet hôtel à faire l'amour ? »

La réponse sera :

- « Oui »

Malheureusement, nous devons retourner au bureau où nous sommes attendus pour des réunions. Je peste en mon fort intérieur de ne pas avoir anticipé cette sortie...

Il est près de 15h00. Nous retournons au bureau, à nouveau, pour mon plus grand bonheur, elle se collera contre moi jusqu'à ce que nous ne soyons plus qu'à quelques centaines de mètres de notre destination.

Je ne le réalise pas encore, mais elle a à nouveau obtenu ce ce qu'elle désirait, en faisant en sorte que je crois qu'elle m'aime toujours...





Je t'aime Triniti

Aout 2009

Je lui ai transmis le site de mon groupe de musique. Elle aime bien nos tee-shirts et elle en voudrait un. Je passe la voir dans son bureau pour discuter de ce qu'elle veut exactement (couleur, forme, motif) et je me rends sur le site où je peux commander les tee-shirts.

Je n'ai pas pris mon micro avec moi et j'utilise le sien. Je suis accroupi à son côté. Elle va se rapprocher de moi jusqu'à entrer en contact. Nous sommes là, son épaule et son bras s'appuyant de tout leur poids contre moi. Je suis troublé, je rougis, nous ne sommes pas seuls dans le bureau. Je peux sentir sa chaleur. L'effet de se contact m'est tellement coutumier : la sensation de retrouver une partie de moi-même que j'avais perdu, de me sentir enfin entier.

Le choix terminé, je romprais ce contact à contrecœur. La sensation est douloureuse. Une fois sorti de son bureau je lui enverrai ce SMS : « Je t'aime Triniti Durand ! »

Je n'avais pas demandé cela... Elle est à un mois de son mariage...





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