Ce dimanche, me sentant assez fort pour me pencher à nouveau sur cette histoire, j'ai décidé de retourner sur le blog pour y relire les chapitres des années 2007-2009 et de partir à la chasse aux fautes d'orthographe. J'ai abandonné rapidement car l'envie n'y était pas. Mais, je me suis aperçu que je n'avais jamais terminé le billet Cataclysme pas plus que le billet Fermeture !
J'ai donc décidé d'y remédier et j'ai commencé à tenter de me remémorer ces instants particulièrement difficiles.
Ce fut un échec. Première constatation : j'ai vraiment du mal à y repenser. Seconde constatation : je suis dans l'impossibilité d'évoquer les moments passés avec elle. Mieux, je suis incapable de l'évoquer, elle.
Je sens un barrage dans mon esprit, comme un garde-fou. Bien sûr, je sais que si je le voulais et avec une grosse dose de concentration, ma volonté pourrait faire exploser cette barrière. Mais je n'en éprouve aucune envie.
J'ai réfléchi à ce point en me posant la question suivante : s'agit-il d'un refoulement ou d'un barrage ?
Selon la psychiatrie, le refoulement vient de l'inconscient et est renvoyé dans l'inconscient sans passage par la conscience. Les instants que je ne peux évoquer ne viennent pas de mon inconscient, il s'agit de mon passé, de ma réalité. J'en conclus qu'il ne s'agit donc pas de refoulement.
Par contre, l'idée d'un barrage, d'une barrière, d'un garde-fou me semble plus judicieuse : je sais que je pourrais franchir cet obstacle avec un gros effort de volonté. S'agissant donc d'un obstacle, on peut alors parler de barrière ou de garde-fou.
Cela m'amène à l'idée de la force de l'esprit et des mécanismes qu'il est capable de mettre en œuvre. Parmi ceux-là, on trouve celui de l'auto-préservation : c'est lui qui m'empêche de refaire un voyage mental vers ce passé qui ne m'apporterai rien de bon. C'est aussi lui qui m'empêche d'évoquer le moment de pure horreur où tout a basculé. Je n'ai découvert qu'une infime partie de la vérité mais je sens au fond de mon esprit d'autres indices qui me laissent à croire que cette vérité doit être bien plus sombre que je ne le pense.
H.P. Lovecraft a avancé le postulat suivant : La chose la plus miséricordieuse en ce bas monde est l’incapacité de l’esprit humain à mettre en corrélation toutes les informations qu’il contient. Je reprendrai cette citation à mon compte en la modifiant quelque peu : La chose la plus miséricordieuse en ce bas monde est la capacité de l’esprit humain à ne point mettre en corrélation toutes les informations qu’il contient.
Mais je me promets de terminer ces deux billets un jour ou l'autre...
